E-mails

SPF, DKIM, DMARC : empêcher qu'on envoie des e-mails à votre nom

Publié le 22 octobre 2026 · David Serreau

N'importe qui peut écrire un e-mail en mettant votre adresse comme expéditeur. Ce qui l'en empêche, ce sont trois enregistrements dans la zone DNS de votre nom de domaine.

Les trois réglages, en une phrase chacun

  • SPF : la liste des serveurs autorisés à envoyer des e-mails pour votre domaine.
  • DKIM : une signature ajoutée à chaque e-mail, qui prouve qu'il vient bien de chez vous et n'a pas été modifié en route.
  • DMARC : la consigne donnée aux messageries qui reçoivent un e-mail douteux à votre nom (laisser passer, mettre en indésirables, refuser) et l'adresse où recevoir les rapports.

Pourquoi c'est devenu obligatoire en pratique

Depuis le 1er février 2024, Gmail exige de tous les expéditeurs une authentification SPF ou DKIM ; ceux qui envoient plus de 5 000 messages par jour doivent avoir SPF, DKIM et DMARC. Sans ces réglages, vos devis et factures risquent de finir en indésirables.

Vérifier chez vous

  • Un enregistrement TXT qui commence par v=spf1 sur votre domaine : c'est votre SPF. Il doit finir par -all ou ~all, et il ne doit y en avoir qu'un.
  • Un enregistrement TXT sur _dmarc.votre-domaine qui commence par v=DMARC1. p=none observe seulement ; p=quarantine ou p=reject protège vraiment.
  • DKIM : votre fournisseur de messagerie vous donne une clé à publier ; sa présence se vérifie avec le « sélecteur » qu'il indique.

Les erreurs fréquentes

  • Deux enregistrements SPF au lieu d'un : les deux deviennent invalides.
  • Un outil d'envoi (lettre d'information, facturation) oublié dans le SPF : ses e-mails échouent.
  • DMARC laissé à p=none pendant des années : on observe, mais rien n'est bloqué.

Passer à p=quarantine se fait par étapes : on lit d'abord les rapports pour être sûr que tous vos envois légitimes passent.

Sources

vérifiées le 22 octobre 2026

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